JMV Montevideo, Uruguay – Mars 2011

Aujourd’hui, il y a une expérience en la province de APU qui se répète, dans plusieurs lieux tous les janviers, toujours avec un esprit renouvelé. C’est attendu et préparé par tout le monde avec un grand enthousiasme : la mission populaire rurale. Les deux premières avaient eu lieu à l’Uruguay, avec les jeunes de la zone de Montevideo ; la plus récente a eu lieu au niveau provincial, à Santiago del Estero, avec des jeunes de diverses régions de l’Argentine.
« Pourquoi aller en mission ? » Cette question m’a été posée à plusieurs reprises par des amis, des parents… et moi-même je me suis posée cette question plusieurs fois. La réponse peut être retrouvée sans trop de difficulté, par exemple, dans les Evangiles et dans les écrits de Saint Vincent. Cependant, la réponse n’est unique ni personnelle que quand la mission est vécu personnellement.
La mission est l’un des plus beaux moments de ma vie chrétienne. Tout ce qui s’y passe me rend heureux et rend les autres et Dieu heureux. On a l’opportunité de partager la vie avec une communauté, un village, un quartier, de vivre avec eux leurs désirs, leurs idéaux, leurs grands problèmes de la vie quotidienne, et surtout de partager avec eux l’Espérance, la Vie et la Grandeur du Seigneur. Sentir la joie de Dieu avec les enfants qui sont toujours pressés pour participer aux activités, désirant jouer et apprendre ensemble – une chose qu’ils n’ont pas toujours l’opportunité de faire – et de connaître encore plus Jésus et son message. Les jeunes du lieu ont enfin rencontré la réponse tant cherchée, et avec la grâce de l’Esprit, ils nous aident à organiser les activités et la catéchèse de tous les jours. Il faut admettre que les adultes ont eu plus de mal à s’approcher, à ouvrir leur cœur et à partager entre eux. Beaucoup d’entre eux sont des chrétiens mais en général il leur manque le sens de la communauté, de l’Eglise. Ainsi, il y a toujours un défi…
Cette année nous partageons avec les gens de la communauté deux repas (« peñas ») missionnaires, où en plus de la vaisselle et de la prière, nous partageons des danses et des jeux typiques du lieu. Cela nous enrichit beaucoup, le peuple et les missionnaires, et fait que les liens, entre eux, avec nous et avec Dieu, se consolident encore plus.
Bien qu’on aille en mission pour donner tout de soi-même, on reçoit bien plus par ce qu’on apprend, ce qu’on partage et vit.
La mission signifie pour moi une rencontre avec le Dieu vivant, présent dans les gens, dans chaque enfant, dans chaque adulte. Il est tout proche dans l’Eucharistie, à travers la prière, dans le quotidien de la mission, à travers la liturgie des heures, les adorations du Saint-Sacrement et la Lectio Divina. Sans doute, le temps de mission pour moi est le plus grand rapprochement de Dieu pendant l’année.
Les liens qui se créent entre les gens du village, avec Dieu et les autres missionnaires, sont d’indélébiles cadeaux qui restent à toujours gravés à feu dans le cœur.
Ce n’était qu’une tentative pour exprimer avec des mots ce que je ressens en mission. J’espère que cela vous encouragera à y participer et que la mission soit réellement une partie fondamentale de notre vie chrétienne dans la JMV.
«Si nous aimons, nous le montrons en amenant les gens à aimer le prochain par Dieu et à aimer Dieu par le prochain » (Saint Vincent de Paul, XI, 553).
Rodrigo Pérez Fulloni JMV
15 mars 2011
Solennité de Saint Louise de Marillac
Montevideo, Uruguay

Demande au Père Pavol