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Sainte Louise de Marillac

Louise de Marillac
Serveuse des Pauvres
Louise de Marillac est restée dans l´ombre de son ami et conseilleur Vincent de Paul ces derniers 350 ans. On dirait que les mots de Louise sont devenues réalité quant elle a dit devant Vincent de Paul :
« Vous le savez bien, mon père, et nos sœurs aussi, si quelque chose est faite, c´est grâce aux ordres que j´ai reçues de Votre Charité »
De fait, on n´a divulgué que les succès de Saint Vincent, pas les siens.
Qui était Louise ? Qu´est-ce qui encourageait son esprit dynamique et révolutionnaire ? Quelles forces la poussaient à répondre aux dures exigences des pauvres avec une nouvelle perspicacité et un courage impavide ? Elle avait quels conflits avec soi-même dans son chemin spirituel ?
Louise de Marillac, était épouse, mère, veuve, maîtresse d´école, infirmière, travailleuse sociale et fondatrice. Elle était une organisatrice, une penseuse radicale qui a vécu avec plénitude et avec beaucoup d´enthousiasme. C´était une femme qui ne cherchait que faire la volonté de Dieu au moyen d´une foi très profonde en la providence divine. Elle avait souffert mais elle avait aussi aimé. À travers sa souffrance et son amour, elle est devenue une mystique en action.
Joseph Dirvin, C.M.,dans le  préface de la première biographie bien documentée de Louise (Louise de Marillac, 1970), raconte que pendant 300 ans après sa mort en 1660, on avait présumé que :
« le dynamique Vincent de Paul avait recouru à une femme faible, afin qu´elle devienne exécutrice automate, obéissante, humble, et manquante de jugement propre, des projets de charité qu´il concevait. Alors, on ne fait pas l´honneur à Vincent, qui a capté du début les qualités de Louise, même pas à Dieu, qui l´avait forgée dans la forge de la souffrance. Louise est totalement dépurée quand elle rencontre Vincent : on ne comprendra jamais son grandeur, tandis que l´image d´âme lâche, mesquine, sombre et triste subsiste »
LES ANNÉES D´ENFANCE ET DE JEUNESSSE
Louise, fille de Luis de Marillac, est née le 12 août 1591. En ce moment là, son père n´était pas encore marié en secondes noces, et sa première épouse, Maria Rozière est morte en 1588. Donc, Louise nais entre les premières et les secondes noces du Monsieur Luis de Marillac. Si l´on avait son extrait de baptême, on saurait qui était la mère de Louise. Malheureusement, tous les registres ont disparu des archives de l´église de Saint Paul, où Louise a été baptisée.
Louise a vécu pendant son enfance dans le couvent des Sœurs Dominiques à Poissy. C´était un foyer magnifique, un opulent hameau dont les bâtiments au bords de la Seine allaient jusqu´au bois de Saint-Germain-en Laye, à six milles de Paris. À Poissy, Louise a joui d´une formation religieuse et d´une adéquate éducation. Ella a eu une formation extraordinaire, en plus, elle était intelligente. Elle a même appris les rudiments du latin.
Louis de Marillac est morte le 25 juillet 1604. Louise avait 12 ans. En laissant du coté le merveilleux monde à Poissy, Louise arrive à Paris et elle s´installe dans une pension de famille, dont la propriétaire était gentille et pieuse. La-bas elle apprend les affaires qu´une femme doit connaître : coudre, cuisiner et faire le ménage. D´une façon providentielle elle s´est préparée pour sa future tâche d´éducatrice et de fondatrice de la Compagnie des Filles de la Charité.
L´époque où Louise s´est développée, était une époque fleurissante, et en ce qui concerne l´aspect de la religion, une époque prometteuse. L´arrivée des Carmélites à Paris a été très important pour la France, mais c´est l´établissement des Filles de la Passion qui exerce une influence, au niveau spirituel, sur Sainte Louise. Quant elle avait 20 ans, elle demande la permission pour rentrer dans cette communauté. Mais Louise n´avait pas la forteresse physique dont elle avait besoin, donc le supérieur des capucines ne donne pas son consentement, et il prononce une prophétie :
« Je crois que Dieu a d´autres plans pour vous. »
LES ANNÉES DE MARRIAGE
Au XIIème siècle, les mariages de convenance étaient très communs dans les class les plus élevées. Son oncle et tuteur, Miguel de Marillac, a choisi un jeune bourgeois, Antonio Le Gras. Celui là, était secrétaire de la Reine Mère et régent, Maria de Médicis. Avec Antonio, Louise a trouvé la félicité et la chaleur d´un foyer. Avec la naissance de Miguel Antonio, elle a été remplie de joie. Louise et Antonio ont formé un bon mariage, et on peut conclure qu´ils ont été heureux.
Sept ans après le mariage, Antonio est tombé malade, sûrement il a souffert « une sorte de tuberculose ». L´irritabilité, le mauvais humeur et la vanité du malade produit un état d´angoisse dans la conscience de Louise. Elle impute la situation de son époux à son « infidélité ». Elle a promis se consacrer à Dieu et elle n´a pas été fidèle à sa promesse. Alors, elle pense que Dieu la punit avec ce qu´elle aime le plus. Le jour de la Pentecôte 1623, l´ Esprit est descendu sur elle, ainsi que sur les apôtres en l´illuminant. On lui a averti qu´elle devait rester avec son mari, et qu´un jour elle serait en condition de faire les vœux de pauvreté, de chasteté et d´obéissance. Les deux années suivantes, Louise a été constamment aux cotés de son mari, jusqu´a ce qu´il soit mort.
Alors Louise se retrouve encore seule, même si elle a la compagnie de son fils de douze ans. Mais Miguel Antonio était un enfant difficile, et il lui cause de graves préoccupations. Il était gâté, inquiète, instable, et il manque d´énergie et de volonté. Enfin, Miguel Antonio au lieu de lui servir de consolation, il devient un problème.
VINCENT DE PAUL
Juan Pedro Camus, évêque de Belley et parent de Louise, était son guide spirituel, mais puisqu´il habitait loin de Paris, a demandé a Vincent d´assumer cette tâche. Louise « a de la répugnance pour l´accepter » le nouveau directeur. Vincent représente le contraire de son ancien directeur. L´évêque de Belley appartenait a une famille distinguée tandis que les origines de Vincent sont très humbles. Vincent ne voulait non plus se charger de l´orientation de la jeune veuve. Il venait d´établir la Congrégation de la Mission et il préférait être libre pour évangéliser.
Malgré les contretemps, la Providence a disposé que Vincent soit le compagnon spirituel de Louise de Marillac. Vincent comprendrait de plus en plus Louise et il a compris que de généreux instincts la poussaient : elle voulait « se dépenser et être dépensé »au service de Dieu. Puisqu´il était un bon et pratique paysan, il a réfléchi à la devise essentielle : chercher toujours la volonté de Dieu, et à la façon de réaliser cela : au moyen du « saint retard » et de « l´exercice de la charité ». Il lui a appris à faire confiance à Dieu et à elle-même :
« Alors, ma fille aimée, soyez humble, soumise, ayez une grande confiance et patience, en attendant la manifestation de sa sainte et adorable volonté »
SERVICE AUX PAUVRES
À travers les fréquents contacts de Louise avec Vincent, elle s´est lentement engagée avec le travail des confréries et des dames de la Charité. Les confréries, étaient établies grâce à Vincent, en 1617, et son travail s´agissait d´organiser les gens des paroisses afin de soulager la misère des paroissiens nécessités. Une valeur les guidait : Les pauvres sont Jésus-Christ. Vincent exigeait un service compatissant,  aimable, respectueux, dévoué, et de tout cœur. Les dames de la Charité étaient une coalition de femmes riches, la plupart appartenaient à la noblesse, et elles servaient les pauvres au moyen de leur temps et de leur argent.
Vincent et Louise ont travaillé en équipe, et c´est ainsi qu´ils ont découvert qu´ils se complétaient. Ils ont combiné l´initiative audacieuse et la programmation prudente et constante. Vincent apportait une vision originale du service aux pauvres, composé de l´amour à Jésus-Christ. Louise lui a aidé à faire réalité cette vision. Tandis que Dieu l´emmenait vers les pauvres, la charité brûlait dans son cœur et ainsi, elle s´est rencontrée avec Dieu, en aimant les cœurs, les esprits et les corps affaiblis des pauvres qu´elle servait.
FONDATRICE
Pendant que Vincent prédiquait une mission en 1630, une paysanne qui avait trente deux ans , Margarita Naseau, s´est dirigée vers lui et lui a dit qu´elle aimerait bien aider les « charités ». Quand elle est arrivée à Paris, elle a commencé à travailler pour la « charité » de Saint Salvador. Les foyers des pauvres s´illuminaient avec son angélique présence, qu´en plus  d´aider, s´offrait elle même. Son exemple a été contagieux et d´autres jeunes l´ont suivie. Mais il y avait beaucoup de jeunes qui arrivaient de la campagne et qui ne pouvaient pas aider les pauvres parce qu´elles n´étaient pas préparées. Elles ignoraient les techniques pour aider. Elles devaient être dirigées et soutenues dans les moments de difficulté. Elles avaient besoin d´une formation solide, enracinée dans la prière, pour persister dans le service. Grâce à la foi, elles découvraient Dieu dans les pauvres et les pauvres dans Dieu au moyen de la foi. Elle était convaincue du besoin d´établir une communauté engagée dans le service aux pauvres, aux démunis, aux  orphelins, aux malades, et aux analphabètes.
Le 29 novembre 1633, cinq jeunes filles, se sont réunies chez Maria Louise de Marillac. La Compagnie des Filles de la Charité vient de naître. Sans être conscientes, les Filles de la Charité ont changé dramatiquement la vie religieuse, parce que jusqu´au présent, être religieuse, voulait dire s´enfermer dans un couvent. Vincent a décrit la vocation des jeunes avec ces mémorables mots :
« Votre monastère c´est la maison des malades ; votre cellule, une chambre louée ; votre chapelle, est l´église paroissiale ; votre cloître, sont les rues de cette ville. Votre clôture est l´obéissance ; votre grille, la crainte que vous avez pour Dieu ; et votre voile, vous portez la sainte modestie. Vous ne faites d´autre profession que celle d´offrir tout ce que vous êtes et tout ce que vous avez au service aux pauvres »
Les  Filles de la Charité étaient des « laïques qui vivaient en communauté ». Au début, elles faisaient pas de vœux, mais après, elles ont commencé à faire des vœux simples et privés annuellement. Les Fondateurs disaient que le renouvellement annuel « renforçait et renouvelait la grâce pour vivre la vocation »
ANNÉES DE FONDATIONS ET DE  NOUVEAUX SERVICES
Les « enfants abandonnés »
À Paris, au XVIIème siècle, selon la police, 300 ou 400 enfants étaient abandonnés tous les ans. Fréquemment, des personnes sans scrupules utilisaient ces enfants en faveur de leurs besoins personnels. Les mendiants les achetaient, ils leur déformaient leurs membres et on les montraient pour demander l´aumône. Pour éviter des abuses, le parlement de Paris a dû prendre une décision : « Aucun enfant orphelin ne pourra être levé que pour un commissaire qui fera un certificat en rendant l´enfant à l´Hôpital Général » D´ici, on les emmènera dans une maison qu´on appelait « Le berceau », où des femmes était chargées d´eux. Des fois, pour qu´ils ne pleuraient pas ou pour qu´ils s´endormaient, on leur donnait des cachets.
En 1638, Louise a organisé les Dames et les Sœurs pour s´occuper de ces orphelins. Cela a été leur tâche principale.
Hôpitaux
Dans les salons de l´Hôtel Dieu de Paris, hôpital général et le centre sanitaire le plus connu en France, des malades et des moribonds s´entassaient. Dans un grabat, on installaient six malades. Alors, des malades hospitalisés à cause de fièvre, attrapaient d´autres maladies plus graves et ils mouraient.
En 1634, les Dames et les Sœurs, ont parrainé le renouvellement de l´Hôpital de Dieu. Vincent leur a donné un conseil : pour s´approcher aux pauvres, il faut de l´humilité, de la douceur, de la tranquillité. En 1640, la Compagnie a pris en charge, à Angers, l´hôpital de Saint Jean. Cet hôpital était dans un état lamentable, abandonné. Les malades n´avaient pas d´aide et ils partaient .
L´aide aux malades dans les hôpitaux est devenue quelque chose de quotidienne dans la vie des Filles de la Charité. Aujourd´hui, elles assistent des milliers de malades dans les hôpitaux de divers endroits du monde.
Prisonniers et galériens
Monsieur Gondi a choisi Vincent de Paul pour être « Aumônier général des galères royales ». Les galères étaient des navires de guerre. Les galériens étaient des criminels condamnés à ramer sur ces navires. Sur les navires, ils supportaient le soleil, l´eau.. On leur fustigeait quand on voulait leur exiger plus d´effort. Quand ils n´étaient pas sur les navires, ils étaient dans la prison. Là-bas on leur donnait un peu d´eau et un peu de pain. Aux cachots, il y avait des rats, des insectes, des fléaux…
L´ apostolat de la Compagnie parmi les galériens, commence début 1640. On voulait augmenter la portion alimentaire sans augmenter le budget. Louise a dû inventer quelques stratégies : le Sœurs allaient faire elles mêmes les commissions, au lieu de cuisiner dans la prison, elles faisaient tout à la maison où tout était propre. On a demandé de l´aide aux Dames de la Charité pour servir le repas.
Louise savait que le travail parmi les galériens c´était « un des travails les plus difficiles et dangereux ». Voici la raison pour laquelle elle a écrit un règlement :
« même s´ils crient très fort, vous ne les parlerez jamais grossièrement ; vous ne reprocherez pas leur mauvais humeur ; vous vous occuperez de tous avec tendresse, surtout avec ceux qui vous maltraiteront le plus »
Les « petites écoles »
Pendant ses visites aux « charités » des provinces, Louise s´est rendue compte qu´une des malheurs de la société c´était l´ignorance. Alors, quand elle arrive à un hameau, la première chose qu´elle fait est demander s´il y a une institutrice. S´il n´y a pas, elle même prépare une jeune.
En 1641, Louise inaugure les « petites écoles » pour éduquer les filles pauvres de Paris. Elle s´est spécialement occupée de ces petites écoles. Dans ces lettres, elle a toujours insisté sur la qualité de l´éducation : l´éducation doit être simple et pratique. Il n´est faut qu´apprendre aux filles à lire, à écrire et à être une bonne ménagère.
Au même temps, Louise prendre charge de la formation des Sœurs. Elle réserve un moment pour « apprendre aux filles à lire » et « pour qu´elles se souviennent des principales vérités de la foi ». Mais, l´instruction qu´elles reçoivent et très simple : lecture, écriture, et la doctrine chrétienne. Ce qui est indispensable pour offrir une éducation religieuse aux enfants.
Les mendiants
« L´Orphelinat du Nom de Jésus » a commencé à fonctionner en 1653. Un homme généreux avait collaboré avec une aide matérielle ; c´est Saint Vincent qui avait pris l´initiative. Louise de  Marillac lui a aidé. Cet auberge était aussi un véritable « cour des miracles ». Quand les mendiants entraient, ils n´étaient que des déchets humaines. Vite, ils devenaient des personnes utiles pour travailler. Les hommes filaient ou tricotaient ; les femmes cousaient. Ce travail  rémunéré,  était le remède contre l´ennuie et la solitude ; les deux problèmes des anciens.
LES DERNIÈRES ANNÉES
Louise, est morte le 15 mars 1660, après des années de maladie chronique et de travail. Ses adieux officiels, résument toute sa vie:
·         Vocation-Tâches : « S´efforcer d´aider les pauvres »
·         Communauté: « Spécialement, vivez en cordiale union les unes avec les autres. »
·         Prière: « Je ne cesserai jamais de demander pour vous la bénédiction de Dieu… Priez la bienheureuse Vierge pour qu´elle soit votre seul Mère. »
Jésus et le pauvre sont inséparables. Derrière le pauvre, même s´il est malpoli et vulgaire, on trouve la figure de Jésus. C´est l´orthodoxie la plus pure de l´Évangile: «À chaque fois qu´elles assistent à un d´entre eux, elles m´assistent à moi-même ». Les pauvres n´ont pas emmené Louise vers Dieu. C´est Jésus qui l´a emmené vers les pauvres. Alors, les paroles qui sont sur l´écusson de la communauté sont : « La charité du Christ crucifié nous presse »
LOUISE AUJOUR´HUI
Pareil que Louise, on habite un monde fragmenté, un monde plein de confusions, de contradictions, un monde où il y a beaucoup de souffrances, d´échecs, de difficultés, de solitude, de négativité, d´injustices, de mensonges, de futilités.
Louise a accueilli la grâce de Dieu, son cœur inquiète est devenu un cœur courageux, généreux, compatissant et qui aimait énormément. Elle nous encourage à faire face à nous même, à surmonter nos insécurités et nous incapacités, à s´unir avec Christ et à porter le soulagement et l´espoir de notre monde divisé.
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Serveuse des Pauvres
Louise de Marillac est restée dans l´ombre de son ami et conseilleur Vincent de Paul ces derniers 350 ans. On dirait que les mots de Louise sont devenues réalité quant elle a dit devant Vincent de Paul :
« Vous le savez bien, mon père, et nos sœurs aussi, si quelque chose est faite, c´est grâce aux ordres que j´ai reçues de Votre Charité »
De fait, on n´a divulgué que les succès de Saint Vincent, pas les siens.
Qui était Louise ? Qu´est-ce qui encourageait son esprit dynamique et révolutionnaire ? Quelles forces la poussaient à répondre aux dures exigences des pauvres avec une nouvelle perspicacité et un courage impavide ? Elle avait quels conflits avec soi-même dans son chemin spirituel ?
Louise de Marillac, était épouse, mère, veuve, maîtresse d´école, infirmière, travailleuse sociale et fondatrice. Elle était une organisatrice, une penseuse radicale qui a vécu avec plénitude et avec beaucoup d´enthousiasme. C´était une femme qui ne cherchait que faire la volonté de Dieu au moyen d´une foi très profonde en la providence divine. Elle avait souffert mais elle avait aussi aimé. À travers sa souffrance et son amour, elle est devenue une mystique en action.
Joseph Dirvin, C.M.,dans le  préface de la première biographie bien documentée de Louise (Louise de Marillac, 1970), raconte que pendant 300 ans après sa mort en 1660, on avait présumé que :
« le dynamique Vincent de Paul avait recouru à une femme faible, afin qu´elle devienne exécutrice automate, obéissante, humble, et manquante de jugement propre, des projets de charité qu´il concevait. Alors, on ne fait pas l´honneur à Vincent, qui a capté du début les qualités de Louise, même pas à Dieu, qui l´avait forgée dans la forge de la souffrance. Louise est totalement dépurée quand elle rencontre Vincent : on ne comprendra jamais son grandeur, tandis que l´image d´âme lâche, mesquine, sombre et triste subsiste »
LES ANNÉES D´ENFANCE ET DE JEUNESSSE
Louise, fille de Luis de Marillac, est née le 12 août 1591. En ce moment là, son père n´était pas encore marié en secondes noces, et sa première épouse, Maria Rozière est morte en 1588. Donc, Louise nais entre les premières et les secondes noces du Monsieur Luis de Marillac. Si l´on avait son extrait de baptême, on saurait qui était la mère de Louise. Malheureusement, tous les registres ont disparu des archives de l´église de Saint Paul, où Louise a été baptisée.
Louise a vécu pendant son enfance dans le couvent des Sœurs Dominiques à Poissy. C´était un foyer magnifique, un opulent hameau dont les bâtiments au bords de la Seine allaient jusqu´au bois de Saint-Germain-en Laye, à six milles de Paris. À Poissy, Louise a joui d´une formation religieuse et d´une adéquate éducation. Ella a eu une formation extraordinaire, en plus, elle était intelligente. Elle a même appris les rudiments du latin.
Louis de Marillac est morte le 25 juillet 1604. Louise avait 12 ans. En laissant du coté le merveilleux monde à Poissy, Louise arrive à Paris et elle s´installe dans une pension de famille, dont la propriétaire était gentille et pieuse. La-bas elle apprend les affaires qu´une femme doit connaître : coudre, cuisiner et faire le ménage. D´une façon providentielle elle s´est préparée pour sa future tâche d´éducatrice et de fondatrice de la Compagnie des Filles de la Charité.
L´époque où Louise s´est développée, était une époque fleurissante, et en ce qui concerne l´aspect de la religion, une époque prometteuse. L´arrivée des Carmélites à Paris a été très important pour la France, mais c´est l´établissement des Filles de la Passion qui exerce une influence, au niveau spirituel, sur Sainte Louise. Quant elle avait 20 ans, elle demande la permission pour rentrer dans cette communauté. Mais Louise n´avait pas la forteresse physique dont elle avait besoin, donc le supérieur des capucines ne donne pas son consentement, et il prononce une prophétie :
« Je crois que Dieu a d´autres plans pour vous. »
LES ANNÉES DE MARRIAGE
Au XIIème siècle, les mariages de convenance étaient très communs dans les class les plus élevées. Son oncle et tuteur, Miguel de Marillac, a choisi un jeune bourgeois, Antonio Le Gras. Celui là, était secrétaire de la Reine Mère et régent, Maria de Médicis. Avec Antonio, Louise a trouvé la félicité et la chaleur d´un foyer. Avec la naissance de Miguel Antonio, elle a été remplie de joie. Louise et Antonio ont formé un bon mariage, et on peut conclure qu´ils ont été heureux.
Sept ans après le mariage, Antonio est tombé malade, sûrement il a souffert « une sorte de tuberculose ». L´irritabilité, le mauvais humeur et la vanité du malade produit un état d´angoisse dans la conscience de Louise. Elle impute la situation de son époux à son « infidélité ». Elle a promis se consacrer à Dieu et elle n´a pas été fidèle à sa promesse. Alors, elle pense que Dieu la punit avec ce qu´elle aime le plus. Le jour de la Pentecôte 1623, l´ Esprit est descendu sur elle, ainsi que sur les apôtres en l´illuminant. On lui a averti qu´elle devait rester avec son mari, et qu´un jour elle serait en condition de faire les vœux de pauvreté, de chasteté et d´obéissance. Les deux années suivantes, Louise a été constamment aux cotés de son mari, jusqu´a ce qu´il soit mort.
Alors Louise se retrouve encore seule, même si elle a la compagnie de son fils de douze ans. Mais Miguel Antonio était un enfant difficile, et il lui cause de graves préoccupations. Il était gâté, inquiète, instable, et il manque d´énergie et de volonté. Enfin, Miguel Antonio au lieu de lui servir de consolation, il devient un problème.
VINCENT DE PAUL
Juan Pedro Camus, évêque de Belley et parent de Louise, était son guide spirituel, mais puisqu´il habitait loin de Paris, a demandé a Vincent d´assumer cette tâche. Louise « a de la répugnance pour l´accepter » le nouveau directeur. Vincent représente le contraire de son ancien directeur. L´évêque de Belley appartenait a une famille distinguée tandis que les origines de Vincent sont très humbles. Vincent ne voulait non plus se charger de l´orientation de la jeune veuve. Il venait d´établir la Congrégation de la Mission et il préférait être libre pour évangéliser.
Malgré les contretemps, la Providence a disposé que Vincent soit le compagnon spirituel de Louise de Marillac. Vincent comprendrait de plus en plus Louise et il a compris que de généreux instincts la poussaient : elle voulait « se dépenser et être dépensé »au service de Dieu. Puisqu´il était un bon et pratique paysan, il a réfléchi à la devise essentielle : chercher toujours la volonté de Dieu, et à la façon de réaliser cela : au moyen du « saint retard » et de « l´exercice de la charité ». Il lui a appris à faire confiance à Dieu et à elle-même :
« Alors, ma fille aimée, soyez humble, soumise, ayez une grande confiance et patience, en attendant la manifestation de sa sainte et adorable volonté »
SERVICE AUX PAUVRES
À travers les fréquents contacts de Louise avec Vincent, elle s´est lentement engagée avec le travail des confréries et des dames de la Charité. Les confréries, étaient établies grâce à Vincent, en 1617, et son travail s´agissait d´organiser les gens des paroisses afin de soulager la misère des paroissiens nécessités. Une valeur les guidait : Les pauvres sont Jésus-Christ. Vincent exigeait un service compatissant,  aimable, respectueux, dévoué, et de tout cœur. Les dames de la Charité étaient une coalition de femmes riches, la plupart appartenaient à la noblesse, et elles servaient les pauvres au moyen de leur temps et de leur argent.
Vincent et Louise ont travaillé en équipe, et c´est ainsi qu´ils ont découvert qu´ils se complétaient. Ils ont combiné l´initiative audacieuse et la programmation prudente et constante. Vincent apportait une vision originale du service aux pauvres, composé de l´amour à Jésus-Christ. Louise lui a aidé à faire réalité cette vision. Tandis que Dieu l´emmenait vers les pauvres, la charité brûlait dans son cœur et ainsi, elle s´est rencontrée avec Dieu, en aimant les cœurs, les esprits et les corps affaiblis des pauvres qu´elle servait.
FONDATRICE
Pendant que Vincent prédiquait une mission en 1630, une paysanne qui avait trente deux ans , Margarita Naseau, s´est dirigée vers lui et lui a dit qu´elle aimerait bien aider les « charités ». Quand elle est arrivée à Paris, elle a commencé à travailler pour la « charité » de Saint Salvador. Les foyers des pauvres s´illuminaient avec son angélique présence, qu´en plus  d´aider, s´offrait elle même. Son exemple a été contagieux et d´autres jeunes l´ont suivie. Mais il y avait beaucoup de jeunes qui arrivaient de la campagne et qui ne pouvaient pas aider les pauvres parce qu´elles n´étaient pas préparées. Elles ignoraient les techniques pour aider. Elles devaient être dirigées et soutenues dans les moments de difficulté. Elles avaient besoin d´une formation solide, enracinée dans la prière, pour persister dans le service. Grâce à la foi, elles découvraient Dieu dans les pauvres et les pauvres dans Dieu au moyen de la foi. Elle était convaincue du besoin d´établir une communauté engagée dans le service aux pauvres, aux démunis, aux  orphelins, aux malades, et aux analphabètes.
Le 29 novembre 1633, cinq jeunes filles, se sont réunies chez Maria Louise de Marillac. La Compagnie des Filles de la Charité vient de naître. Sans être conscientes, les Filles de la Charité ont changé dramatiquement la vie religieuse, parce que jusqu´au présent, être religieuse, voulait dire s´enfermer dans un couvent. Vincent a décrit la vocation des jeunes avec ces mémorables mots :
« Votre monastère c´est la maison des malades ; votre cellule, une chambre louée ; votre chapelle, est l´église paroissiale ; votre cloître, sont les rues de cette ville. Votre clôture est l´obéissance ; votre grille, la crainte que vous avez pour Dieu ; et votre voile, vous portez la sainte modestie. Vous ne faites d´autre profession que celle d´offrir tout ce que vous êtes et tout ce que vous avez au service aux pauvres »
Les  Filles de la Charité étaient des « laïques qui vivaient en communauté ». Au début, elles faisaient pas de vœux, mais après, elles ont commencé à faire des vœux simples et privés annuellement. Les Fondateurs disaient que le renouvellement annuel « renforçait et renouvelait la grâce pour vivre la vocation »
ANNÉES DE FONDATIONS ET DE  NOUVEAUX SERVICES
Les « enfants abandonnés »
À Paris, au XVIIème siècle, selon la police, 300 ou 400 enfants étaient abandonnés tous les ans. Fréquemment, des personnes sans scrupules utilisaient ces enfants en faveur de leurs besoins personnels. Les mendiants les achetaient, ils leur déformaient leurs membres et on les montraient pour demander l´aumône. Pour éviter des abuses, le parlement de Paris a dû prendre une décision : « Aucun enfant orphelin ne pourra être levé que pour un commissaire qui fera un certificat en rendant l´enfant à l´Hôpital Général » D´ici, on les emmènera dans une maison qu´on appelait « Le berceau », où des femmes était chargées d´eux. Des fois, pour qu´ils ne pleuraient pas ou pour qu´ils s´endormaient, on leur donnait des cachets.
En 1638, Louise a organisé les Dames et les Sœurs pour s´occuper de ces orphelins. Cela a été leur tâche principale.
Hôpitaux
Dans les salons de l´Hôtel Dieu de Paris, hôpital général et le centre sanitaire le plus connu en France, des malades et des moribonds s´entassaient. Dans un grabat, on installaient six malades. Alors, des malades hospitalisés à cause de fièvre, attrapaient d´autres maladies plus graves et ils mouraient.
En 1634, les Dames et les Sœurs, ont parrainé le renouvellement de l´Hôpital de Dieu. Vincent leur a donné un conseil : pour s´approcher aux pauvres, il faut de l´humilité, de la douceur, de la tranquillité. En 1640, la Compagnie a pris en charge, à Angers, l´hôpital de Saint Jean. Cet hôpital était dans un état lamentable, abandonné. Les malades n´avaient pas d´aide et ils partaient .
L´aide aux malades dans les hôpitaux est devenue quelque chose de quotidienne dans la vie des Filles de la Charité. Aujourd´hui, elles assistent des milliers de malades dans les hôpitaux de divers endroits du monde.
Prisonniers et galériens
Monsieur Gondi a choisi Vincent de Paul pour être « Aumônier général des galères royales ». Les galères étaient des navires de guerre. Les galériens étaient des criminels condamnés à ramer sur ces navires. Sur les navires, ils supportaient le soleil, l´eau.. On leur fustigeait quand on voulait leur exiger plus d´effort. Quand ils n´étaient pas sur les navires, ils étaient dans la prison. Là-bas on leur donnait un peu d´eau et un peu de pain. Aux cachots, il y avait des rats, des insectes, des fléaux…
L´ apostolat de la Compagnie parmi les galériens, commence début 1640. On voulait augmenter la portion alimentaire sans augmenter le budget. Louise a dû inventer quelques stratégies : le Sœurs allaient faire elles mêmes les commissions, au lieu de cuisiner dans la prison, elles faisaient tout à la maison où tout était propre. On a demandé de l´aide aux Dames de la Charité pour servir le repas.
Louise savait que le travail parmi les galériens c´était « un des travails les plus difficiles et dangereux ». Voici la raison pour laquelle elle a écrit un règlement :
« même s´ils crient très fort, vous ne les parlerez jamais grossièrement ; vous ne reprocherez pas leur mauvais humeur ; vous vous occuperez de tous avec tendresse, surtout avec ceux qui vous maltraiteront le plus »
Les « petites écoles »
Pendant ses visites aux « charités » des provinces, Louise s´est rendue compte qu´une des malheurs de la société c´était l´ignorance. Alors, quand elle arrive à un hameau, la première chose qu´elle fait est demander s´il y a une institutrice. S´il n´y a pas, elle même prépare une jeune.
En 1641, Louise inaugure les « petites écoles » pour éduquer les filles pauvres de Paris. Elle s´est spécialement occupée de ces petites écoles. Dans ces lettres, elle a toujours insisté sur la qualité de l´éducation : l´éducation doit être simple et pratique. Il n´est faut qu´apprendre aux filles à lire, à écrire et à être une bonne ménagère.
Au même temps, Louise prendre charge de la formation des Sœurs. Elle réserve un moment pour « apprendre aux filles à lire » et « pour qu´elles se souviennent des principales vérités de la foi ». Mais, l´instruction qu´elles reçoivent et très simple : lecture, écriture, et la doctrine chrétienne. Ce qui est indispensable pour offrir une éducation religieuse aux enfants.
Les mendiants
« L´Orphelinat du Nom de Jésus » a commencé à fonctionner en 1653. Un homme généreux avait collaboré avec une aide matérielle ; c´est Saint Vincent qui avait pris l´initiative. Louise de  Marillac lui a aidé. Cet auberge était aussi un véritable « cour des miracles ». Quand les mendiants entraient, ils n´étaient que des déchets humaines. Vite, ils devenaient des personnes utiles pour travailler. Les hommes filaient ou tricotaient ; les femmes cousaient. Ce travail  rémunéré,  était le remède contre l´ennuie et la solitude ; les deux problèmes des anciens.
LES DERNIÈRES ANNÉES
Louise, est morte le 15 mars 1660, après des années de maladie chronique et de travail. Ses adieux officiels, résument toute sa vie:
·         Vocation-Tâches : « S´efforcer d´aider les pauvres »
·         Communauté: « Spécialement, vivez en cordiale union les unes avec les autres. »
·         Prière: « Je ne cesserai jamais de demander pour vous la bénédiction de Dieu… Priez la bienheureuse Vierge pour qu´elle soit votre seul Mère. »
Jésus et le pauvre sont inséparables. Derrière le pauvre, même s´il est malpoli et vulgaire, on trouve la figure de Jésus. C´est l´orthodoxie la plus pure de l´Évangile: «À chaque fois qu´elles assistent à un d´entre eux, elles m´assistent à moi-même ». Les pauvres n´ont pas emmené Louise vers Dieu. C´est Jésus qui l´a emmené vers les pauvres. Alors, les paroles qui sont sur l´écusson de la communauté sont : « La charité du Christ crucifié nous presse »
LOUISE AUJOUR´HUI
Pareil que Louise, on habite un monde fragmenté, un monde plein de confusions, de contradictions, un monde où il y a beaucoup de souffrances, d´échecs, de difficultés, de solitude, de négativité, d´injustices, de mensonges, de futilités.
Louise a accueilli la grâce de Dieu, son cœur inquiète est devenu un cœur courageux, généreux, compatissant et qui aimait énormément. Elle nous encourage à faire face à nous même, à surmonter nos insécurités et nous incapacités, à s´unir avec Christ et à porter le soulagement et l´espoir de notre monde divisé.
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