Bienheureux Ceferino Jiménez de la SSVP

Le « Pelé », gitan, vincentien et martyr
« Que vive Christ Roi ! » Ce sont les derniers mots du gitan Ceferino Jiménez Malla, la nuit du 2 août 1936, quant il a été fusillé victime des milices républicaines pendant la guerre civile espagnole. Il est mort avec le chapelet à la main, avec vingt personnes. « C´était quelque chose d´incroyable, a témoigné un soldat présent dans l´événement, aujourd´hui curé dans une paroisse à Zaragoza, « ils avançaient, pleins de joie, on dirait qu´ils allait à une fête. Ils ne s´arrêtaient pas de chanter et de réciter des prières »
Après quarante ans, l´Église a reconnu la Sainteté de cet humble gitan espagnol, négociant de mules, ce savant analphabète, en le béatifiant le dernier 4 mai dans la Place de Saint Pierre.
« Grand, maigre, distingué », « le Pelé », tel que ses compatriotes gitans les connaissaient, il appartient à la tradition de saints pèlerins, des nomades de Christ, et parmi d´autres, Saint Benedicto, Saint José Labre, Saint Roch ou Saint Francisco.
« Sa vie a été cohérente par rapport à sa foi -a remarqué le Pape Jean Paul II dans son sermon- il pratiquait la charité avec tous, il était respecté dans son travail, il rétablissait la paix dans toutes les situations de conflit et il prodiguait de savants conseils dans n´importe quelle situation. Il priait souvent et il appartenait à plusieurs associations religieuses » Il a été un membre habituel de la Conférence de Saint Vincent de Paul de Barbastro, dans la province de Huesca, à Aragón. Il a partagé aussi avec le bienheureux Fedreico Ozanam, le même amour pour Saint Francisco ; il est rentré dans la troisième ordre franciscaine en 1926.
Sa vie chrétienne nous rappelle que le Message du Salut ne connaît pas de frontières de races, de cultures, puisque Jésus-Christ est le rédempteur des hommes de chaque tribu, race, peuple, nation » a conclut le Saint Père.

Demande au Père Pavol