Doctrine Sociale de l´Église
- Fiche 3
PREMIER PILIER : LA
PERSONNE HUMAINE EN TANT QUE FONDEMENT ET HORIZON
"
Croyants et incroyants
sont généralement d’accord sur ce point : tout sur terre doit être ordonné à
l’homme comme à son centre et à son sommet. " (G.S,
12).
I. -
INTRODUCTION :



Il
faut que nous approfondissions et que nous devenions de vrais responsables du
contenu de ce paragraphe du Catéchisme de l’Église catholique : « La
justice sociale ne peut être obtenue que dans le respect de la dignité
transcendante de l'homme. La personne représente le but ultime de la société,
qui lui est ordonnée :
La défense et la promotion de la dignité humaine nous ont été confiées par le
Créateur. Dans toutes les circonstances de l'histoire les hommes et les femmes
en sont rigoureusement responsables et débiteurs. »
(Catéchisme, n° 1929).
2. -
DIGNITÉ DE LA PERSONNE HUMAINE :
-
Son
fondement est le fait d’être à l’image et à la ressemblance de Dieu.
-
L’homme, en
tant qu’être intelligent et libre, ayant des droits et des devoirs, est le
premier principe et constitue la source d’autres principes de la Doctrine
Sociale de l’Église.
-
La culture
gréco-romaine a reconnu partiellement la dignité de la personne humaine.
-
L’arrivée du
christianisme a apporté une importante nouveauté en ce qui concerne la
reconnaissance de la dignité, de l’égalité et de la fraternité de tous les
hommes.
3. - LA
DIGNITÉ HUMAINE COMPORTE UNE VOCATION :
-
La vocation
de s’unir à la communion de vie et d’amour du Père, du Fils et du Saint
Esprit (GS, 22).
-
Jean Paul II,
dans l’Encyclique Centesimus Annus (CA, 11) se réfère à cette
vocation : « … mais dès maintenant, il convient de
garder présent à l'esprit que ce qui sert de trame et, d'une certaine
manière, de guide à l'encyclique et à toute la doctrine sociale de l'Église,
c'est la juste conception de la personne humaine, de sa valeur unique, dans
la mesure où “l'homme est sur la terre la seule créature que Dieu ait voulue
pour elle-même”. »
-
L’Église ne
s’arrêtera pas d’insister sur la dignité de la personne humaine, contre
toute sorte d’esclavage, d’exploitation et de manipulation au préjudice des
hommes, non seulement dans le domaine politique, mais aussi dans le domaine
culturel, idéologique et médical.
4 - À
LA LUMIÈRE DU MAGISTÈRE DE L’ÉGLISE :
-
Léon XIII
: « Toutefois,
dans la protection des droits privés, il doit se
préoccuper d’une manière spéciale des faibles et des indigents. »
(Rerum Novarum, 27)
-
Pie XI :
"L’homme, en tant
que personne, a des droits qu’il a reçus de Dieu ; il faudra défendre ces
droits contre n’importe quelle tentative de la société qui prétende les
nier, les abolir,
où
empêcher leur exercice."
-
Jean
XXIII : "La raison
la plus forte de la dignité humaine est la vocation de l’homme à l’union
avec Dieu. " (ES, 19)
-
Jean Paul
II : "la vérité que
nous devons aux hommes est, surtout, une vérité concernant Jésus-Christ
même. Alors, « Nous ne pouvons pas la réduire aux principes d’un système
philosophique ou à une pure activité politique". “Social et politique
s’opposent à la dignité quand l’homme ne peut pas exercer son droit de
participation ou quand il est l’objet d’injustices et d’illégitime
coercition ou soumis à des tortures physiques et psychiques ”.
À cause de ces
raisons, l’Église est présente dans la défense et la promotion de la dignité
humaine. Dans sa mission, même si elle est de caractère religieux et non
social ou politique, le moins qu’elle puisse faire est de considérer l’homme
dans toute l’intégrité de son être. À cause de cela, il faut dénoncer les
esclavages, les discriminations, les violences, les attentats contre la
liberté religieuse, les agressions contre l’homme et tout ce qui attente à la
vie humaine. La mission de l’Eglise est liée au destin de l’homme, dont elle
se préoccupe avec sollicitude, puisque celui-ci est appelé par le Christ.
(RH,18)
5. - LA
DIGNITÉ DE L’HOMME DANS LE MONDE :
-
L’homme est
un « être-dans-le-monde ».
-
Cette
affirmation nous dit que nous sommes « dans-le-monde », que notre être est
toujours « dans quelque chose » et que il n’est pas possible de sortir de ce
monde.
-
Il n’y a pas
d’homme sans monde, et il n’y a pas d’homme sans autrui.
-
L’autre
c’est la prolongation de la propre corporéité.
-
Le monde de
l’homme est l’espace historico-culturel où l’homme, avec les autres, essaie
de réaliser sa propre existence en créant un monde plus humain.
6. – CONCLUSION
:
-
Le fait
fondamental de l’existence humaine c’est l’homme avec l’homme.
-
L’homme est
un être pour la rencontre (communion).
-
L’homme est
un être qui vit avec d’autres dans le monde afin de se réaliser.
-
L’homme naît en étant frère et en
ayant des frères.