JEUNES DANS L’ÉGLISE ET DANS LE MONDE

 

Qui sommes-nous et que voulons-nous faire ?

Un poète célèbre de mon pays, Walt Whitman, a écrit ces mots :

 Jeunesse, forte, luxurieuse, aimante – Jeunesse pleine de charme, de force, de fascination…

Jour lumineux et splendide – jour de grand soleil, d’action, d’ambition, de rires…

  Aujourd’hui, il m’a été demandé de vous parler de la jeunesse dans l’Église et dans le monde. Je le fais donc, sans vouloir dissimuler mes intentions : je veux vous encourager, vous les jeunes, à vivre pleinement la vie que Dieu vous a donnée. Je vous encourage aussi à être des membres de l’Église et citoyens du monde, bien vivants, alertes, actifs et responsables.

 UN MOT SUR LES JEUNES 

 Rapidement sept points :

 1.            Soixante-quatre pour cent de la population mondiale a moins de 25 ans.

 2.         Dans certaines parties du monde, la pratique religieuse a chuté de manière dramatique parmi les jeunes. À Rome, où je vis, c’est très à la mode pour un jeune de dire : « Je ne suis pas croyant ». La pratique est tombée à moins de 10% en Italie. En Espagne, ces cinq dernières années elle a baissé de 13%. En France, elle est estimée à 1%. Quel est le pourcentage de jeunes aux États-Unis et au Canada qui croient profondément et affichent leurs convictions ? Un écrivain astucieux, ici en Amérique du Nord, dit ceci : « Le grand problème auquel les églises sont confrontées aujourd’hui est l’indifférence : l’absence massive de Dieu chez beaucoup de nos contemporains – avec tout le vide final, le scepticisme religieux, ou la perte de sens de cette expérience [1]».

 3.                     Même s’il y a des différences très significatives dans diverses parties du monde, les jeunes ont de plus en plus ces caractéristiques en commun :

·        Une immersion toujours plus profonde dans une « culture d’information ». La plupart des jeunes aujourd’hui ne grandissent plus dans une culture « catholique », où les valeurs religieuses sont soutenues par leur environnement et par une famille stable. Ils sont nombreux à passer plus de temps chaque semaine devant la télévision plutôt qu’à l’école. Ils respirent un environnement qui accentue le besoin d’avoir davantage de choses matérielles et de les posséder rapidement, qui souvent glorifie les relations sexuelles idéalisées comme dans un rêve, mais irresponsables, qui les conduit à rechercher une satisfaction immédiate plutôt que de travailler pour des objectifs à long terme ne pouvant être obtenus que par la patience, la persévérance et le travail discipliné.

·         La plasticité. La vie évolue très vite pour les jeunes. Les changements rapides sont tissés dans le tissu social contemporain. Il y a un siècle, la plupart des gens vivaient, travaillaient et mouraient dans leur village natal. Aujourd’hui les gens changent rapidement de travail, de maisons, (quelquefois de conjoints ou d’engagements religieux). Naturellement, le côté positif de cette plasticité est la « flexibilité » et la « formabilité » (capacité à se former).

·        Une hésitation à prendre des engagements. Une jeune femme que je connais m’a dit récemment qu’elle ne se marierait jamais à l’Église. Elle ne peut s’imaginer en train de dire que son mariage est pour « toujours ». Le mot « toujours » s’étrangle dans la gorge de beaucoup de jeunes. Ils ont vu tant de mariages brisés, tant de familles divisées et tant d’engagements religieux rompus.

·        Une aspiration à l’amour. Les jeunes aspirent à savoir comment aimer. Le désir de relations privilégiées occupe une grande place dans leur agenda. En fait, un conseiller avisé, me disait une fois que, pour beaucoup de jeunes c’est le seul point de leur agenda. Mais beaucoup aussi aspirent à la transcendance. Ils sont en fin de compte insatisfaits des relations qu’ils expérimentent. Ils aspirent à un amour au-delà de leur expérience quotidienne de l’amour.

 4.         Des études contemporaines nous disent également que de très nombreux jeunes recherchent :

·        des buts religieux explicites : ils veulent savoir comment prier, comment entrer en relation avec Dieu ; 

 ·        une solidarité intense avec les autres : ils veulent être avec et travailler avec les autres ;

·         un service concret et mondial pour les plus nécessiteux[2] : ils veulent apporter leur contribution à la vie, à l’humanité, et souvent ils quittent leur maison ou leur pays pour le réaliser.

Il est intéressant de noter que ces données sont aussi les éléments-clés du charisme de notre Famille Vincentienne.

 5.    Nos propres groupes de Jeunesse Mariale Vincentienne, rendons grâce à Dieu, grandissent remarquablement. Aujourd’hui nous avons plus de 62 000 membres dans plus de 45 pays. Le 2 février 1999, le Saint-Siège a approuvé, pour la première fois, nos Statuts Internationaux de la Jeunesse Mariale. Depuis, grâce au travail considérable des Filles de la Charité et des Lazaristes, j’ai pu approuver les Statuts Nationaux des groupes de jeunes de 30 pays. En août 2000, nous avons tenu à Rome la première Assemblée Générale de nos groupes de jeunes avec des représentants de 35 pays. Ils ont élu une présidente laïque internationale et quatre membres laïques pour un Conseil International. Nous avons maintenant un Secrétariat International à Madrid. Il est composé de jeunes volontaires qui viennent des Philippines, du Brésil et du Mexique et qui offrent trois années de leur vie pour ce service.  

6.                  Le 7 avril 1999, le Saint-Siège a approuvé les Statuts Internationaux de MISEVI (Association des Missionnaires Laïques Vincentiens). Le dernier-né de notre famille a pour but d’envoyer des hommes et femmes laïques aux missions ad gentes. MISEVI pourvoit à leur formation, leur lieu d’apostolat, leur communauté, leur soutien économique, leur soutien humain et spirituel et leur retour éventuel dans leur pays natal. Nous avons maintenant des permanents laïques dans des communautés missionnaires de l’Honduras, la Bolivie, le Mozambique et l’Espagne.

 7.                  De nos jours nous parlons beaucoup de marketing. Il me semble que, pour une grande part, la société contemporaine vend des rêves illusoires aux jeunes : l’argent, le besoin d’avoir plus et de l’avoir tout de suite, le rêve du sexe, l’individualisme triomphant. Une question intéressante à se poser est celle-ci : quels sont les modèles que les jeunes cherchent à imiter : Jésus, la Vierge Marie, les saints et les martyrs, Mère Teresa ? Ou bien, très probablement, ils veulent être Michael Jordan, Julia Roberts, Denzel Washington et Venus Williams ? D’après ce que je vois, le défi pour nous est le suivant : pouvons-nous vendre aux jeunes le rêve de Jésus ?

 Pour utiliser le jeu de mots d’un écrivain contemporain, nous vivons une époque de « clashing symbols » (symboles qui s’entrechoquent). Les valeurs de notre foi et celles que présente notre culture se heurtent souvent avec un son discordant[3].

 JEUNES – Que voulons-nous faire ?

La chose la plus importante pour nous, jeunes ou vieux, est de continuer à grandir. Si nous stagnons nous mourons. C’est pourquoi, je vous encourage aujourd’hui, vous les jeunes, à chanter un chant nouveau. À quoi pourrait ressembler ce chant des jeunes, en ce début du troisième millénaire ?

  J’ai aussi connu de nombreux jeunes qui ne connaissent qu’un chant dans leur vie. C’est un chant qu’ils ont entendu à maintes reprises à la télévision ou dont les paroles ont été écrites dans les journaux ou les magazines ou sur des panneaux d’affichage le long des rues ou sur les vitrines de magasins. Ce chant est une mélodie captivante et séduisante. Il les encourage à avoir et à ne pas être satisfaits jusqu’à ce qu’ils aient toujours plus et plus. Il les presse à se chercher eux-mêmes. Il souligne la satisfaction immédiate et les tient à l’écart d’une vision à long terme qui paraît distante et incertaine dans notre société de violence. Dans sa plus mauvaise interprétation ce chant substitue l’alcool ou les drogues ou le sexe irresponsable à la Parole de Dieu, à l’attention des moins fortunés du monde et à la solidarité avec les autres dans la construction de relations humaines authentiques.

C’est pourquoi, je vous encourage à composer un chant nouveau. À quoi pourrait ressembler ce chant ?

 1.                         Chantez un chant profondément spirituel

Cela semble évident, mais il n’y a rien de plus important. Pour reprendre une phrase de saint Paul, toute la vie chrétienne consiste à « se revêtir du Seigneur Jésus-Christ »[4]. Tous les évangiles résonnent de cette conviction : Jésus est le centre absolu. « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » dit Jésus : « Personne ne vient au Père si ce n’est par moi », « Je suis la vigne », « Je suis la porte », « Je suis le berger », « Je suis la lumière », « Je suis le vrai pain descendu du ciel. Celui qui mange ma Chair et boit mon Sang vivra éternellement ». Saint Vincent écrivit une fois à l’un de ses plus chers amis : « Ressouvenez-vous, Monsieur, que nous vivons en Jésus-Christ, par la mort de Jésus-Christ, et que nous devons mourir en Jésus-Christ par la vie de Jésus-Christ, et que notre vie doit être cachée en Jésus-Christ et pleine de Jésus-Christ, et que, pour mourir comme Jésus-Christ, il faut vivre comme Jésus-Christ[5] ».

Aujourd’hui je vous presse de prendre un engagement qui, je vous l’assure, changera petit à petit votre vie. Tous les jours, passez un quart d’heure avec Dieu dans une prière silencieuse et méditative. Il n’est pas facile de tenir cet engagement dans un emploi du temps très chargé à l’école, au travail ou à la maison. Mais trouvez une place où, comme le dit Matthieu l’Évangéliste, vous fermerez la porte aux bruits du monde, vous parlerez à Dieu et vous l’écouterez. Lisez un petit passage du Nouveau Testament, si vous préférez, assis sur une chaise dans votre chambre et demandez au Seigneur « Seigneur, que veux-tu me dire ? Que veux-tu que je fasse aujourd’hui ? »

Si vous apprenez à vivre en présence du Seigneur, à méditer sa parole, et à l’aimer profondément, alors vous chanterez sûrement un chant très spirituel dans la vie.

 2.         Que votre chant ne soit pas seulement un solo mais soit une polyphonie !

Apprenez aussi à travailler et à prier avec les autres. Dans un document écrit il y a un an et demi, le Pape Jean-Paul II déclare ceci : « Nos communautés chrétiennes doivent devenir d'authentiques « écoles » de prière, où la rencontre avec le Christ ne s'exprime pas seulement en demande d'aide, mais aussi en action de grâce, louange, adoration, contemplation, écoute, affection ardente, jusqu'à une vraie « folie » du cœur. Il s'agit donc d'une prière intense, qui toutefois ne détourne pas de l'engagement dans l'histoire: en ouvrant le cœur à l'amour de Dieu, elle l'ouvre aussi à l'amour des frères et rend capable de construire l'histoire selon le dessein de Dieu[6].».

Notre prière en commun doit nous conduire ensemble à l’action. Séparée de l’action, la prière peut devenir évasion. Elle peut se perdre dans le rêve et peut créer des illusions de sainteté. Inversement, le service séparé de la prière peut devenir superficiel, presque un travail forcé. Il peut devenir une dépendance.

Une spiritualité saine est à son meilleur niveau quand prière et action se sous-tendent mutuellement. Saint Vincent avait le don merveilleux d’être un homme incroyablement actif. Mais en même temps, tous ceux qui vivaient autour de lui l’ont perçu comme un contemplatif.

3.         Que votre chant soit un chant de service !

La communauté mondiale, en raison des transports et des communications rapides, devient toujours de plus en plus petite, mais le fossé entre les riches et les pauvres s’élargit de plus en plus. Pour la plupart d’entre nous il est difficile d’imaginer la terrible inégalité dans la distribution des biens de ce monde parce que souvent nous ne sommes pas face aux plus pauvres des pauvres. Permettez-moi de vous donner juste un exemple. Il y a presque 3 semaines, le 1er juillet, le magazine Time a publié quelques statistiques bouleversantes sur l’Afrique. La question posée était celle-ci : Quel pourcentage de la population des différents pays d’Afrique vit avec moins d’un dollar par jour ?

·                  Congo 91%

·                  Éthiopie 85%

·                  Tchad 82%

·                  Zambie 80%

·                  Tanzanie 79%

·                  Niger 74%

·                  Angola 73%

·                  Somalie 72%

 Ceci est simplement un exemple relatif à l’Afrique. Il y a aussi des millions de personnes dans chaque continent qui vivent une pauvreté terrible. Je vous encourage, vous qui êtes membres de notre Famille Vincentienne, à leur ouvrir de plus en plus votre cœur comme le fit saint Vincent de Paul. Faites du pauvre un élément-clé de votre vision du monde et de votre spiritualité. Trouvez des moyens efficaces de service des pauvres même quand vous étudiez ou travaillez, maintenant ou plus tard où que vous soyez. Demandez-vous toujours : Quel est le besoin le plus profond dans le cri de ce pauvre ? Quelle est la douleur la plus aiguë du patient atteint du Sida ? Qu’est-ce que la personne malade à domicile ou à l’hôpital cherche réellement ? Quels appels les enfants m’adressent-ils, à l’école où je travaille ou là où je les visite ?

Enfin que toute votre vie soit un chant de service !

4.             Chantez un chant de libération

 Soyez messagers de la Bonne Nouvelle ! Portez l’esprit du Seigneur où que vous alliez. En présence d’une personne remplie de l’Esprit de Dieu, les gens se réveillent. Ils font de nouveaux rêves et ils regardent les choses avec des yeux neufs, sous un jour nouveau. L’Esprit du Seigneur enflamme quelque chose dans leurs cœurs. Ils commencent à entendre les voix profondes de la réalité. Ils commencent à entrevoir l’émergence de cieux nouveaux, d’une terre nouvelle. Ils se libèrent peu à peu des liens intérieurs qui les retenaient captifs et deviennent des passionnés prêts à donner leur vie dans un élan de générosité renouvelée.

Chantez aussi ce chant de libération avec les autres. Vivez comme un membre actif d’une communauté de foi. Rejoignez des groupes de jeunes et formez des groupes de jeunes. Respirez l’Esprit de Dieu, inspirez-le et expirez-le avec les autres. Devenez un « agent multiplicateur » de l’Esprit de Dieu, devenez son ambassadeur. Transmettez aux autres les dons de l’Esprit que vous-même avez reçus.

Quand les autres ont peur de regarder vers l’avenir, insufflez-leur l’Esprit du Seigneur. Dites-leur comme Jésus nous le redit sans cesse : n’ayez pas peur quand un peu de chaos renverse l’ordre des choses établies. N’ayez pas peur des hauts et des bas de l’histoire. N’ayez pas peur quand l’obscurité descend car la lumière brillera dans l’obscurité. N’ayez pas peur si parmi vous le nombre de croyants se réduit davantage, car je peux faire se lever une multitude à partir d’un petit reste de fidèles. N’ayez pas peur quand la mort approche car j’ai vaincu la mort. N’ayez pas peur car je suis avec vous. Je suis la vie au milieu au milieu des ténèbres. Je suis la joie au milieu des peines. Je suis l’espoir au milieu des désespoirs. Je suis vivant parmi vous et je suis venu pour que vous ayez la liberté.

5.         Que votre chant soit un chant qui réveille le monde.

            Dans une toute récente réunion, les évêques du monde entier ont adressé ce message aux jeunes :

            Vous, les jeunes, vous êtes les « sentinelles du matin »… Comment est le Seigneur de l’histoire qui vous demande de bâtir une civilisation de l’amour ? Vous avez un sens très aigu de ce que l’honnêteté et la sincérité nécessitent. Vous ne voulez pas être entraînés dans des luttes ethniques qui divisent, ni empoisonnés par la gangrène de la corruption. Comment pouvons-nous être disciples de Jésus ensemble et mettre en pratique l’enseignement du Christ sur le mont des Béatitudes ?

            La sentinelle dans l’ancien monde était un garde debout sur les murs de la ville qui regardait à l’est pour apercevoir les premiers signes du soleil levant. Puisqu’en ce temps-là il n’y avait ni horloge ni cloches, il frappait le tambour ou sonnait un gong pour réveiller la ville.

            Dans la vision chrétienne du monde, le soleil levant c’est Jésus, le Seigneur Ressuscité. Oh ! Comme je vous presse de réveiller le monde à sa présence ! Ne vous installez pas dans l’indifférence. Ne vous laissez pas endormir par la faim continuelle de biens matériels ou leur surabondante consommation. Soyez pleinement conscients de la présence de Jésus le Seigneur Ressuscité, le Soleil levant, et développez tout au long de votre vie une spiritualité profondément ancrée sur l’évangile et le service.

Rejoignez d’autres jeunes pour vivre une forme de vie profondément évangélique :

·        Où la charité évangélique règne parmi nous et rayonne ensuite sur les autres spécialement sur les pauvres ;

·        Où la vérité est dite parmi nous avec sincérité, humilité et constance ;

·        Où nous nous engageons à prier paisiblement et fidèlement et où nous sommes capables aussi de partager simplement notre prière avec les autres ;

·        Où nous nous supportons les uns les autres et nous nous aimons comme des amis, en étant capables de partager cette amitié avec les pauvres qui nous entourent ;

·        Où nous écoutons attentivement et discernons avec d’autres la volonté de Dieu ;

·        Où nous nous encourageons les uns les autres à renoncer à des satisfactions immédiates pour atteindre des objectifs de vie plus importants.

Éveillez d’autres jeunes à chanter avec vous ce chant profondément évangélique.

6.            Chantez un chant mondial

            Pendant que vous êtes encore jeunes, ayez à cœur de développer une dimension internationale dans vos vies. Nous vivons dans une communauté internationale. Aujourd’hui, les évènements du monde entier nous influencent. Si le yen est faible, la Bourse de New York plonge. S’il y a des violences en Amérique Centrale, le nombre de  personnes sans papier à Los Angeles augmente dramatiquement. Je vous exhorte à voir la situation critique du pauvre partout dans le monde, comme saint Vincent de Paul l’a fait. Il vivait à une époque où la plupart des gens mouraient dans un périmètre de huit kilomètres de leur lieu de naissance, mais il a établi deux communautés internationales qui ont très vite essaimé de France en Pologne, Italie, Algérie, Madagascar, Irlande, Écosse, et aujourd’hui dans 140 pays dans monde entier. Je vous encourage à regarder le plus jeune membre de notre Famille Vincentienne, MISEVI, Missionnaires Laïques Vincentiens. Il a des statuts bien élaborés pour envoyer en pays de missions des personnes qui s’offrent pour servir les pauvres pendant trois à cinq ans.

            Il y a plus de 2500 ans, réfléchissant avec reconnaissance au mystère de Dieu ; l’auteur d’un des psaumes[7] s’est écrié : « Je chanterai, je fêterai le Seigneur ». Je vous encourage aujourd’hui à chanter un chant nouveau. Chantez un chant profondément spirituel, pas seulement un solo mais une polyphonie harmonieuse, un chant de service, un chant libérateur, un chant qui éveille le monde, un chant universel. Intégrez les pauvres à votre chant. Intégrez aussi d’autres jeunes à votre chant. Faites qu’il soit une hymne belle, mélodieuse, tenant toujours en éveil, qui devienne un chœur retentissant pour la gloire de Dieu et qui résonne la Bonne Nouvelle dans les oreilles des pauvres.

 

Robert P. Maloney, C.M.

Groupes de la Jeunesse Vincentienne

Journées Mondiales de la Jeunesse

24 juillet 2002.



[1] Michael J. Buckley, “Education Marked with the Sign of the Cross”, in America 163 (25 août –                 1er septembre 1990 ; #5) 101.

[2] Cf. Albert di Ianni, « Religious Vocations: New Signs of the Times, » Review for Religious 52 (# 5; septembre-octobre 1993) 745-763. Aussi, D. Nygren and M. Ukeritis, The Future of Religious Orders in United States (Connecticut: Praeger Press, 1993) 251.

[3] Michael Paul Gallagher, Clashing Symbols (New York: Paulist Press, 1998).

[4] Rm 13, 14.

[5] SV I, 295

[6] Novo Millennio Ineunte, 33

[7] Psaume 27, 6

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