À qui j’appartiens? À Dieu ou bien au monde? Spécial

mardi, 29 mars 2016 09:28 Écrit par 
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À qui j’appartiens? À Dieu ou bien au monde? De nombreuses préoccupations journalières me suggèrent que j’appartiens plus au monde qu’à Dieu. Une petite critique me tape vraiment sur les nerfs et un petit rejet me déprime. Pendant que je n’arrête pas de courir de tous côtés en me demandant: Tu m’aimes ? Vraiment tu m’aimes ? Le monde dit : Oui, je t’aime, si tu es beau, intelligent et en bonne santé, si tu as reçu une excellente éducation, un bon travail et de bonnes relations. Je t’aime si tu produis abondamment, si tu vends à flots et tu achètes beaucoup. Ces interminables “Oui“ cachés dans l’amour du monde m’asservissent, parce que c’est impossible de répondre de la manière correcte à tout ça avec un amour qui est et demeurera à jamais conditionnel, un amour qu’il me laisse coincé au monde, essayant, défaillant, tentant une fois de plus. C’est un monde qui encourage les addictions car ce qu’il offre, ne peut pas me satisfaire au plus profond de mon cœur.

Tout d’un coup, j’ai vu très clairement le chemin que j’ai choisi et où il m’avait conduit ; j’ai compris que j’ai pris un choix de mort ; et j’ai su qu’un pas de plus dans cette direction m’emmènerait à l’autodestruction. À un moment aussi critique, ce qui m’a fait opter pour la vie fut certainement la découverte de mon moi plus profond et que Dieu me soutien de jour comme de nuit, ce père qui n’est pas seulement le grand patriarche; c’est une mère et un père : il touche mes épaules avec une main masculine et autre féminine. Il me soutien et elle me caresse. Il garantit et elle réconforte. Sans aucun doute, Dieu, en qui féminité et masculinité, maternité et paternité, sont pleinement présents dans ma vie. “Une femme oublie-t-elle l'enfant qu'elle allaite? N'a-t-elle pas pitié du fruit de ses entrailles? Quand même elle l'oublierait, Moi je ne t'oublierai point. Voici, je t'ai gravée sur mes mains.”(Ésaïe 49,15-16)

Je suis convaincu que beaucoup de mes problèmes émotionnels disparaîtront si je laissais l’amour maternel de dieu, qui ne compare jamais, arroser mon cœur. Il me cherche de loin, essayant de me retrouver, et souhaitant me ramener à la maison. Si je suis le suffisamment conscient que Dieu a essayé de me chercher, de me rencontrer et de m’aimer, la question n’est pas: “Comment puis-je le rencontrer?” Sinon: “Comment puis-je Le laisser me rencontrer?” la question n’est pas: “Comment puis-je Le connaître?” sinon: “Comment puis-je le laisser qu’Il me connaisse?” et, finalement: “Comment vais-je l’aimer?” sinon: “Comment vais-je me laisser aimer par Lui?”

Maintenant je commence à percevoir le changement radical que connaîtra mon parcours spirituel au moment où je cesserai de voir Dieu comme quelqu’un qui se cache et qui me met toutes les difficultés possible pour ne pas le retrouver, quand je commencerai à penser à Lui comme celui qui me cherche pendant que je me cache. Ne serait-il pas bon d’augmenter la joie de Dieu en laissant qu’il me trouve et qu’il me ramène à la maison, et qu’il célèbre mon retour avec les anges? Ce ne serait pas merveilleux faire sourire Dieu en lui donnant la possibilité de me retrouver et de m’aimer généreusement? C’est là le noyau de ma lutte spirituelle, celui du concept que je me fais de moi même. Puis-je accepter que me laisser chercher et trouver vaut sans doute la peine? Est-ce que je crois réellement que Dieu veut être avec moi ?

J’espère et je pris afin que vous découvriez à l’intérieur de vous non seulement les enfants égarés, mais aussi le père et la mère compatissants qui est Dieu.

Tony BARAKAT
Bénévole des pays francophones

Lu 2371 fois Dernière modification le mardi, 29 mars 2016 09:31

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